L’artichaut de Bretagne

– Au coeur de la bretagne, Saint Pol de Léon une terre d’artichaut –

  • Ma Bretagne terre d’artichaut

Bienvenue dans ma région, la Bretagne je la vois forte, passionnée, dynamique, créative,… Bref il est impossible je crois d’exposer l’ensemble des talents et le savoir faire de cette région. Si je me suis lancé dans la mise en avant de l’artichaut ce n’est pas par opportunisme. Au contraire, c’est par envie de remettre ce légume à sa place, tout en exposant ses bienfaits, et les différentes façons de le consommer. La maîtrise des producteurs dans la culture de l’artichaut, n’est à mon goût pas suffisamment mise en valeur. En parlant de goût, celui ci est essentiel dans l’appréciation du produit! D’autre part, n’oublions pas l’image du légume qui doit être aussi au goût du consommateur.

artichaut saint pol de léon
  • Saint Pol de Léon – Ma capitale de l’artichaut

Mon histoire avec les artichauts a commencé à Saint-Pol-de-Léon, j’y ai passé toute mon enfance. Quand on parle de Saint Pol de Léon, savez vous ce qui nous vient tout de suite  à l’esprit? c’est sa Cathédrale, ainsi que ses plages avec l’îlot Saint Anne. Mais finalement la troisième chose qui nous saute aux yeux, en arrivant de Morlaix par la RD58 juste après avoir franchit le Pont de la Corde, ce sont ces champs à perte de vue. Comment les rater ? En allant trop vite! Non fort heureusement, il y a toujours un tracteur sur la route qui nous incite à prendre notre temps pour admirer la vue. Au loin la Cathédrale, encore plus au fond la mer, et près de nous les artichauts.

Avec tous cela on en oublie le crachin breton, qui peut durer toute la journée voir la semaine. Cette petite pluie est bénéfique pour les artichauts qui sont de gros consommateurs. En revanche, ils détestent avoir les pieds dans l’eau, sous peine de voir l’apparition de moisissures. Il est vrai que l’on plaisante régulièrement sur le climat breton, mais pour que l’artichaut se développe il a besoin d’un bel ensoleillement. Finalement, c’est donc une belle preuve que le Finistère nord connaît lui aussi de nombreuses belles journées. Un climat doux qui vient de la mer évite la canicule estivale et les fortes gelées hivernales. Par conséquent, il y a ici un environnement parfait pour le développement de cette culture.

  • L’artichaut dans l’économie locale

Lorsque la valeur de l’artichaut dégringole, c’est le pays du Léon et du Trégor qui en pâtissent. Les producteurs peuvent être amenés à changer leurs cultures et à ce moment le visage de cette région se transforme. Le climat joue un rôle important dans la vie quotidienne de ce secteur qui joue les funambules entre la concurrence étrangère et le dérèglement climatique. En parlant de concurrence, le Camus de Bretagne se détache de ses concurrents italiens et espagnols par sa consistance, il est le plus imposant de sa catégorie, son cœur tendre et fondant à du goût et il fait frémir votre palais. A cet égard, je trouve que cette variété d’artichaut est à l’image de sa région de production. Une force de caractère que l’on apprend à déguster feuille par feuille, comme si l’on devait gagner sa confiance, avant d’atteindre son cœur généreux qui explosera en bouche.

  • L’artichaut et la Bretagne – Le marché au cadran de Saint Pol de Léon

A travers le document ci dessous, nous vous donnons l’occasion de vous imprégner de l’atmosphère des années 60. Etant donné de la forte fluctuation du cours de l’artichaut, il a fallu s’organiser. Ce reportage vous expose les difficultés présentes sur ce marché. En fin de compte, une innovation a été mise en place pour faire vivre les agriculteurs locaux.